Vous dirigez une PME. Vous avez peut-être déjà un Conseil d’administration ou un Comité de direction. Et pourtant, les décisions qui comptent vraiment, vous les prenez parfois encore seul. L’Advisory Board, ou Conseil d’avis, répond précisément à cette solitude du dirigeant.
Encore mal connu en Belgique francophone, il s’impose déjà en Flandre sous le nom de Raad van Advies. Voici ce qu’est exactement un Advisory Board, ce qu’il n’est pas, et comment savoir quand faire appel au Conseil d’avis. Découvrez le guide complet de l’Advisory Board.
| En résumé Un Advisory Board est un organe de gouvernance informelle qui réunit, autour du dirigeant, un cercle restreint de pairs de confiance, choisis pour leur expérience et leurs compétences, afin de l’accompagner, de l’aider à prendre des décisions et à s’orienter. Ce Conseil d’avis n’a aucune responsabilité juridique, il ne prend aucune décision à la place du dirigeant et n’a aucun lien financier avec l’entreprise. Sa force réside dans son indépendance et son expérience de terrain, proche de la réalité du dirigeant : un regard externe, humain, expert, neutre et sans enjeu de pouvoir. |
1. Advisory Board : la définition
Un Advisory Board, ou Conseil d’avis, est un cercle restreint d’entrepreneurs et d’experts chevronnés qui accompagne le dirigeant d’une PME en lui offrant une vision stratégique, indépendante et sans concessions. Ni Conseil d’administration ni Comité de surveillance : c’est un organe informel, sans pouvoir décisionnel, sans responsabilité juridique et sans lien financier avec l’entreprise. Il conseille, challenge et accompagne, mais le dirigeant reste seul maître à bord.
Le mot cercle n’est pas anodin : il dit la taille, trois à cinq personnes, président (aussi appelé facilitateur) inclus, l’intimité des échanges et l’absence de hiérarchie. Là où le Conseil d’administration décide et engage sa responsabilité, l’Advisory Board conseille, challenge et accompagne. Le dirigeant reste seul maître à bord : il reçoit un éclairage, il n’abandonne aucune prérogative. C’est cette absence d’enjeu de pouvoir qui libère la parole.
C’est un organe extra-légal : il n’existe dans aucun texte de loi. Il ne naît pas d’une obligation, mais d’un besoin du dirigeant, ce qui lui confère une liberté d’organisation totale. Concrètement, il se traduit par trois choses : des réunions régulières (quatre à huit par an, selon les besoins du dirigeant), des échanges confidentiels, structurés et orientés solutions, et des profils sélectionnés pour leur expérience, leur réseau et leur regard externe.
| L’approche NEXT5 Nous définissons l’Advisory Board comme un espace de confiance et déconnecté des enjeux financiers, combinant coaching, conseil et guidance, où le dirigeant peut enfin « tout lâcher » et exposer ses vraies questions à des pairs. Le board ne met pas de solutions immédiates sur la table : il soutient le dirigeant dans un moment charnière, afin d’identifier la meilleure direction. En un mot, c’est de l’human intelligence network. |
En néerlandais, on parle de Raad van Advies (RvA), un modèle déjà largement diffusé dans le tissu économique flamand, qui ne tardera pas à s’imposer en Belgique francophone, tant il vient répondre à des enjeux et des besoins réels chez les dirigeants de PME.
2. À quoi sert un Advisory Board ? Le rôle réel
Le rôle premier d’un Advisory Board est de rompre la solitude décisionnelle du dirigeant en lui apportant un regard externe, neutre et expérimenté.
La solitude du dirigeant n’est pas une vue de l’esprit. Le Baromètre de la gouvernance des PME wallonnes (NEXT5, Listen, CBC Banque et EntreChefs PME, décembre 2025) révèle que 20 % des décideurs se sentent seuls dans leurs prises de décision. Entouré de collaborateurs, de conseillers, d’actionnaires, le dirigeant se retrouve pourtant seul face aux arbitrages qui engagent l’avenir de l’entreprise. L’Advisory Board agit sur trois plans.
- Il neutralise les angles morts. Ses membres n’étant pas actionnaires, ils n’ont aucun intérêt financier dans l’entreprise. Leur regard est neutre, non biaisé par un prisme patrimonial.
- Il apporte les compétences manquantes. Vision stratégique, marketing, finance, RH : l’Advisory Board complète ce qui fait défaut en interne, sans le coût ni l’engagement d’un recrutement à temps plein.
- Il crée un espace de confiance. C’est un lieu où le dirigeant peut exposer ses doutes sans filtre, à des personnes qui ont déjà vécu des situations comparables et qui bénéficient d’un recul salutaire.
| LE CAPITAINE ET LE VIEUX LOUP DE MER Sur un bateau, comme en entreprise, le capitaine tient la barre. Il choisit le cap, il assume les conséquences, il reste seul responsable de son navire. Le vieux loup de mer, lui, on l’invite en cabine pour relire la carte. Il a déjà navigué ces eaux. Il peut dire que le bateau fonce droit sur un récif que le capitaine ne voit pas encore. Mais il ne touche jamais la barre : il conseille, il met son expérience au service du capitaine, sans intérêt personnel ni secondes intentions. Tout l’Advisory Board tient dans cette image : un regard expérimenté qui éclaire la route, sans confisquer la décision. |
- Retrouvez tous les résultats du Baromètre de la gouvernance des PME wallonnes (NEXT5, Listen, CBC Banque et EntreChefs PME, décembre 2025)
3. Ce que l’Advisory Board n’est pas
L’Advisory Board se distingue du Conseil d’administration (CA) par l’absence de pouvoir décisionnel et de responsabilité juridique, et du Comité de direction par son indépendance vis-à-vis du dirigeant.
Entre CA, Comité de direction et Advisory Board, la confusion est fréquente. Pourtant, ces trois instances ne jouent pas le même rôle et cohabitent souvent dans la même entreprise. Trois différences suffisent à ne plus jamais les confondre.
- Le Conseil d’administration décide et engage la responsabilité juridique de ses membres, le plus souvent des actionnaires, donc porteurs d’un intérêt patrimonial.
- Le Comité de direction exécute la gestion courante, mais ses membres sont des salariés : leur capacité à contredire le dirigeant est bornée par le lien hiérarchique.
- L’Advisory Board, lui, ne décide pas, n’engage rien et n’a aucun lien financier avec l’entreprise. C’est cette triple absence qui fonde la neutralité de son regard.
Les trois instances ne s’excluent pas : l’Advisory Board complète les organes obligatoires ou opérationnels, il ne les remplace jamais. Pour le détail de chaque statut et de chaque terme de la gouvernance, voir notre glossaire de l’Advisory Board.
4. Qui compose un Advisory Board ?
Un Advisory Board réunit généralement de trois à cinq personnes, président-facilitateur inclus, sélectionnées avant tout sur le fit humain, puis sur leur expérience et leurs compétences, adaptées aux besoins et au contexte (secteur, taille, projet, etc.) du dirigeant.
La composition n’est pas un empilement de CV. C’est un assemblage sur mesure, ce que NEXT5 appelle le casting du board : chaque siège répond à un manque précis, identifié en amont avec le dirigeant.
Le président-facilitateur, un véritable chef d’orchestre
Dans le contexte de l’Advisory Board, présider, c’est faciliter : le titre n’ouvre aucun pouvoir hiérarchique, il désigne une fonction d’animation et d’organisation. Le président « donne le LA » : il structure l’ordre du jour, assure le suivi méthodologique d’une séance à l’autre et empêche l’Advisory Board de se disperser dans des solutions toutes faites. Sa posture tient en une ligne : il aide le dirigeant à mieux tenir la barre, il ne la prend jamais. Un rôle si central qu’il fait l’objet, chez NEXT5, d’une formation et d’une certification dédiées.
Les membres du board, une alchimie relationnelle
Les membres apportent chacun soit une expérience de terrain comparable, un pair qui « est déjà passé par là », soit une expertise pointue (finance, RH, marketing, transformation, transmission, etc.) alignée sur le besoin de la PME. L’équilibre entre les profils fait la richesse du board.
Mais le critère déterminant reste le fit humain : il faut impérativement que le courant passe avec le dirigeant. La relation touchant à l’intime et à la stratégie, l’alchimie prime sur le pedigree : un expert brillant, mais incapable de créer un lien de confiance n’apportera rien. Et comme la gouvernance informelle est souple, le casting peut être ajusté en cours de route.
Côté rythme, l’accompagnement s’inscrit dans un temps long : quatre à huit réunions par an, sur 18 à 24 mois, le temps d’installer un climat de confiance, de nouer une relation de confiance et de mesurer l’impact réel des décisions prises.
5. Quand créer un Advisory Board ? Les moments déclencheurs
On crée un Advisory Board à un moment de bascule : croissance, structuration, transformation, transmission ou virage stratégique.
Le dirigeant qui franchit le pas est rarement en crise. C’est plus souvent un entrepreneur à la tête d’une PME de 10 à 50 personnes, qui dispose déjà d’un embryon de gouvernance, mais qui reste insatisfait de la vision stratégique qu’elle lui apporte. NEXT5 structure ces situations en cinq types de board, chacun appelant des profils différents.
| Type de board | Situation déclenchante et rôle du board |
| Croissance | Scale-up, internationalisation, conquête de nouveaux marchés. L’Advisory Board aide à sécuriser le rythme d’expansion, à challenger les paris de croissance, à évaluer les risques ou encore à baliser la trajectoire. |
| Structuration | Organisation interne, processus, structuration RH. C’est un besoin très fréquent : le Baromètre montre que les enjeux des dirigeants wallons sont d’abord organisationnels (recrutement, process, compétences) avant d’être commerciaux. |
| Transformation | Pivot de modèle d’affaires, digitalisation profonde. L’Advisory Board éclaire un changement de cap risqué avec des regards ayant déjà vécu la bascule. |
| Transmission ou reprise | Préparer une succession familiale ou l’arrivée d’un repreneur, très en amont. Le Conseil d’avis vient aider à désamorcer les tensions et à structurer la transition. |
| Impact ou ESG | Ancrer durabilité et responsabilité sociétale dans la stratégie. Le board connecte la raison d’être de l’entreprise à ses décisions concrètes. |
Identifier le bon type conditionne tout le reste : profil des membres, durée de l’accompagnement, indicateurs de réussite. Un board de transmission n’a ni le même rythme ni la même composition qu’un board de croissance. Le cas de la transmission familiale d’une PME, particulièrement fréquent en Wallonie, fait l’objet d’un article dédié.
6. Comment créer un Advisory Board : la méthode NEXT5 en 6 étapes
Sans méthode, un Advisory Board se transforme en conversation agréable, sans lendemain. Grâce à une méthodologie claire et des principes structurants, cela devient un processus simple, documenté, utile, efficace et adapté à la réalité des PME.
- Clarifier les objectifs
Croissance, structuration, transmission, pivot stratégique : un Advisory Board n’est pas une réunion d’échange vague, c’est un outil centré sur des objectifs précis. Cette étape conditionne toutes les suivantes. - Identifier les compétences nécessaires
Cartographier les besoins réels : expertise sectorielle, finance, RH, transformation digitale, stratégie export. Les membres complètent le savoir-faire interne, ils ne le dupliquent pas, ils ne chevauchent pas les compétences existantes. - Sélectionner les membres
Le casting est une étape clé, qui exige un réseau étendu, pertinent et compétent, afin de pouvoir identifier et sélectionner des profils indépendants, crédibles et bienveillants, capables de poser les bonnes questions sans imposer leurs réponses. L’alchimie humaine compte autant que l’expertise. - Élaborer une charte de fonctionnement
C’est le document fondateur de l’Advisory Board, qui va accompagner toute la trajectoire : il reprend les clauses de confidentialité, le rôle de chacun, le mode consultatif, le calendrier et la fréquence des réunions, les attentes et les indicateurs de réussite. - Organiser les réunions avec méthode
Rappel des objectifs, avancement depuis la dernière séance, focus sur un enjeu clé, pistes de solution, définition des tâches à réaliser. Pour animer, structurer et faire fructifier ces réunions, le rôle du président-facilitateur est central. - Assurer un suivi rigoureux
À nouveau, c’est le président-facilitateur qui garantit la consignation et la communication des résultats, des avancées ou des réflexions en cours. Entre deux réunions, un point intermédiaire, appel ou mail, maintient l’engagement et prépare aussi la séance suivante.
| À retenir La question n’est pas de savoir si un Advisory Board « fonctionne ». C’est de savoir s’il est animé. Sans président-facilitateur, sans méthodologie et sans principes structurants, un board dérive en comité informel, sans lendemain, sans résultats réels. Avec, il devient un organe de gouvernance à part entière, dirigé vers un seul et unique objectif : aider le dirigeant à y voir plus clair. |
7. Un Advisory Board, c’est pour qui ?
L’Advisory Board convient aux PME dont le dirigeant est prêt à être challengé, mais reste prématuré pour les structures trop petites ou en crise aiguë.
Le Conseil d’avis donne le meilleur de lui-même quand le dirigeant a dépassé la phase de survie, dispose d’une activité stable et accepte réellement d’ouvrir ses décisions à un regard extérieur. À l’inverse, il est souvent prématuré pour une très petite structure sans recul stratégique ou pendant une crise aiguë qui appelle d’abord une réponse opérationnelle immédiate. L’Advisory Board s’inscrit dans la durée, dans l’humain et la vision stratégique : autant de paramètres qui s’expriment dans le contexte d’une PME de 10 à 50 personnes, qui connaît, va connaître ou souhaite préparer un moment de bascule.
L’ancrage géographique compte aussi. En Wallonie et à Bruxelles, la culture de l’Advisory Board est encore émergente. Alors qu’en Flandre, elle est installée de longue date, pleinement perçue comme un véritable outil destiné aux dirigeants. D’ailleurs, VOKA, le réseau d’entreprises flamand, et UNIZO, l’union des entrepreneurs indépendants, structurent l’écosystème flamand du Raad van Advies depuis des années, accompagnent des dizaines d’entreprises au cours des dernières années. Cet écart signale un marché francophone encore en construction, donc une opportunité pour les dirigeants qui prennent les devants.
8. Combien coûte un Advisory Board et qu’attendre en retour ?
Le coût d’un Advisory Board dépend de son casting et de son rythme. Sa valeur se mesure en décisions mieux éclairées plutôt qu’en livrables concrets.
Comme le montre le Baromètre de la gouvernance des PME wallonnes, trois éléments freinent encore les dirigeants désireux de créer un Advisory Board : la multiplication des organes de gouvernance, le coût et la valeur ajoutée réelle. Trois réticences qui méritent un éclairage chiffré, même s’il n’existe pas de règle établie, puisque l’Advisory Board est un organe extra-légal.
La multiplication des organes de gouvernance
Comme expliqué au point 3 de ce guide, l’Advisory Board n’est ni un CA, ni un Comité de direction : il joue un rôle distinct, sans lien patrimonial, financier ou hiérarchique. Ce qui lui assure un regard extérieur et totalement indépendant. De fait, le Conseil d’avis n’est pas un « organe » de plus, qui vient s’empiler et nourrir la lasagne de gouvernance d’une PME : au contraire, son objectif est d’aider le dirigeant à voir plus clair, à s’orienter et à prendre des décisions éclairées.
Le coût
La rémunération des mandats de gouvernance est documentée pour les administrateurs. Selon une étude de référence sur les entreprises non cotées, les émoluments annuels bruts entre 5 000 et 10 000 € dans une PME moyenne. Mais ces repères décrivent une autre réalité, celle d’un membre de CA, qui engage sa responsabilité juridique et patrimoniale. Le membre d’Advisory Board, lui, n’assume aucune responsabilité légale.
| COMBIEN ÇA COÛTE ? Chez NEXT5, pour un accompagnement complet de deux ans, à raison de quatre à huit réunions par an, le budget d’un Advisory Board de trois à cinq membres se situe autour de 25 000 euros. Ce montant couvre l’ensemble du dispositif : diagnostic initial, casting des membres, animation des réunions et suivi méthodologique sur toute la durée du mandat. C’est la différence entre réunir quelques experts autour d’une table et faire fonctionner un véritable organe de gouvernance. |
La valeur ajoutée réelle
En face du coût, le retour sur investissement se mesure rarement en euros directs. Il se lit dans la vie et le succès de la PME, dans l’équilibre retrouvé du dirigeant :
- Une transmission familiale qui se passe bien, plutôt que de déchirer une famille.
- Une croissance soutenable et constante, au lieu d’un épisode d’hypercroissance, fatal en termes de trésorerie.
- Un pivot stratégique engagé au bon moment plutôt qu’avec deux ans de retard, avec des répercussions tangibles sur la poursuite de l’activité
- Une décision commerciale hasardeuse évitée avant d’engager des moyens importants.
- Un dirigeant qui cesse de porter seul le poids de ses arbitrages, qui dort mieux la nuit et respire mieux le jour.
Autant de bénéfices décisifs, mais qui ne se lisent sur aucune ligne de compte de résultat : ils naissent de la relation et de la durée, pas d’une mission ponctuelle.
9. FAQ : Advisory Board
Qu’est-ce qu’un Advisory Board, en une phrase ?
Un cercle restreint de trois à cinq entrepreneurs et experts expérimentés qui accompagne un dirigeant de PME dans ses décisions stratégiques, sans pouvoir de décision, sans responsabilité juridique et sans lien financier avec l’entreprise.
Combien de membres compte un Advisory Board et à quelle fréquence se réunit-il ?
Trois à cinq personnes, président-facilitateur inclus. Quatre à huit réunions par an, sur un engagement de 18 à 24 mois. Chaque séance dure deux à trois heures maximum, en présentiel, et fait l’objet d’un suivi rigoureux en amont et entre deux séances.
Combien coûte un Advisory Board ?
Pour un accompagnement complet sur deux ans, diagnostic, casting des membres, animation et suivi méthodologique compris, le budget d’un Advisory Board de trois à cinq membres se situe autour de 25 000 euros. À titre de comparaison, un seul administrateur non exécutif perçoit entre 5 000 et 10 000 euros bruts par an dans une PME moyenne.
Vais-je perdre le contrôle de mon entreprise ?
Non. L’Advisory Board n’a aucun pouvoir de décision. Le dirigeant reste seul maître à bord : il reçoit un avis, il ne subit pas un vote.
Advisory Board ou consultant externe : lequel choisir ?
Parce qu’ils n’interviennent pas au même moment : le consultant exécute une mission, une fois la décision prise, tandis que l’Advisory Board aide le dirigeant à décider en amont, dans la durée et sans lien financier avec l’entreprise. Voir notre article Advisory Board ou consultant externe.
10. Conclusion : Advisory Board, une gouvernance à part entière
L’Advisory Board n’est ni un Conseil d’administration au rabais ni un cabinet de conseil déguisé. C’est une gouvernance à part entière, pensée pour la réalité des PME : légère, souple, sans responsabilité juridique, mais capable d’apporter au dirigeant un regard externe et désintéressé sur ses décisions les plus lourdes.
En Belgique francophone, le terrain reste à conquérir. Là où la Flandre a fait du Raad van Advies un réflexe entrepreneurial, la Wallonie et Bruxelles découvrent seulement cet outil. Pour un dirigeant, c’est une occasion : professionnaliser sa gouvernance avant ses concurrents et ne plus jamais décider seul face à un tournant. La vraie question n’est donc plus « qu’est-ce qu’un Advisory Board », mais « de quel type de board ai-je besoin, quels profils mettre autour de ma table ». C’est là que commence le travail de casting et d’accompagnement, l’expertise de NEXT5.
| Ce qu’il faut retenir Un cercle restreint de 3 à 5 personnes, président-facilitateur inclus, sans pouvoir de décision ni responsabilité juridique.Aucun lien financier avec l’entreprise : c’est ce qui garantit la neutralité du regard.4 à 8 réunions par an, sur 18 à 24 mois, environ 25 000 € pour l’accompagnement completUn constat mesuré : 20 % des dirigeants wallons se sentent seuls dans leurs décisions (Baromètre NEXT5)Six étapes pour le mettre en place, avec une méthodologie claire et des principes structurants.Cinq types de board : croissance, structuration, transformation, transmission, impact ESG. |
Vous vous demandez de quel type de board vous avez besoin ? Le diagnostic initial est la première étape. Échangeons sur votre projet de gouvernance.
À propos de NEXT5
NEXT5 accompagne les dirigeants de PME wallonnes et bruxelloises dans la constitution et l’animation de leur Advisory Board. Structuré autour d’un réseau d’une vingtaine d’associés issus du monde de l’entreprise, NEXT5 intervient du diagnostic initial au casting des membres, puis dans l’animation des réunions sur toute la durée du mandat. NEXT5 forme également les futurs Advisory Board Members et publie le Baromètre de la gouvernance des PME wallonnes, en partenariat avec CBC Banque, EntreChefs PME et Listen.
Sources
- Baromètre de la gouvernance des PME wallonnes, NEXT5, CBC Banque, EntreChefs PME et Listen, décembre 2025 : https://next5.be/2026/07/27/barometre-de-la-gouvernance-des-pme-wallonnes-2025-les-5-principaux-enseignements/
- GUBERNA, Étude sur la rémunération des administrateurs non exécutifs dans les entreprises belges non cotées en bourse : https://www.guberna.be/fr/act/services-premium/etude-sur-la-remuneration-des-administrateurs-non-executifs-dans-les
- GUBERNA, Rémunération des administrateurs non exécutifs fortement liée au chiffre d’affaires, janvier 2025 : https://www.guberna.be/fr/know/remuneration-des-administrateurs-non-executifs-fortement-liee-au-chiffre-daffaires
- La Libre, Adopter un administrateur indépendant ? (Yves Dinsart, BCTE asbl) : émoluments annuels bruts de 5 000 à 10 000 € dans une PME moyenne : https://www.lalibre.be/economie/entreprises-startup/2017/04/30/adopter-un-administrateur-independant-P3S6CP7QVNERRJWUPWMZALLZMM/
- VOKA, Raden van advies en bestuur : https://www.voka.be/communities/rvab
- VOKA, Bedrijfsleiders vinden een permanent klankbord bij een raad van advies (une cinquantaine d’entreprises limbourgeoises accompagnées depuis 2019) : https://www.voka.be/nieuws/bedrijfsleiders-vinden-een-permanent-klankbord-bij-een-raad-van-advies
- SPF Justice, Code des sociétés et des associations (CSA), cadre légal du Conseil d’administration : https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/loi/2019/03/23/2019A40586/justel
- NEXT5, L’Advisory Board : un regard stratégique externe au service de votre PME : https://next5.be/advisory-board/